dimanche 7 novembre 2021


Les ponts couverts

Du XIII° au XVII° siècle, les Ponts Couverts assurent la défense de la cité à son extrémité sud-ouest. Ils participaient de l’enceinte épiscopale. Trois des quatre tours en brique subsistent aujourd’hui : la Heinrichturm, la Hans von Altheimturm et la tour des Français. Les éléments en éperon, munis d’ouvertures pour l’artillerie qui les précèdent, sont créées par Daniel Specklin au XVI° siècle. Les ponts-galeries étaient protégés par un toit de tuiles, d’où leur dénomination, et clos par une paroi en bois percée d’archères. Ils sont remplacés en 1784 par des passerelles en bois et en 1865 par les actuels ponts en grès. Vers 1880, et jusqu’en 1950, la deuxième tour est occupées par les Bains Mathis, divisés en deux bassins délimités par des pontons couverts entourés d’une palissade et munis de cabines.

Source : totem patrimonial sur site


Le pont Saint-Thomas

L’existence d’un pont Saint-Thomas est attestée dès 1197. Il est reconstruit en 1841 sur le modèle « Polonceau », du nom de l’ingénieur qui réalisa le pont du Carrousel à Paris. Réalisé par les établissements de Dietrich, il a pour particularité de reposer sur une arche unique en fonte, d’une portée de 31,10 mètres, composée de quatre arcs creux reliés au tablier par des anneaux de diamètre décroissant. C’est l’un des plus anciens ponts de fonte conservés en France.

Source : totem patrimonial sur site


Le pont du Corbeau

Ce pont est à l’origine appelé « Schindbrücke » (Pont des supplices). En effet, une loi de 1411 stipule que les condamnés à mort sont ici jetés à l’eau recouverts d’un sac en lin cousu. Cette pratique est maintenue jusqu’en 1617. A partir de 1466, les voleurs et les pilleurs de jardins sont enfermés dans une cage sise sur ce pont et exposés aux moqueries des passants avant d’être jetés dans l’Ill d’où ils doivent regagner la rive à la nage. En 1502, un crucifix en pierre est scellé sur les poutres du pont pour le repentir des condamnés. Au XV° siècle, il est doté d’échoppes. Il est élargi entre 1890 et 1892 par l’architecte Skjold Neckelmann.

Source : totem patrimonial sur site


La place Broglie

Au Moyen Âge, la place est utilisée comme lieu de fête et pour le marché aux chevaux. Les nobles se font construire des résidences et hôtels particuliers en bordure de la place, afin de bénéficier d’une vue dégagée sur les activités qui s’y déroulent. La place est aménagée en promenade plantée de tilleuls selon le projet du maréchal Broglie en 1740. L’ancien théâtre municipal, aujourd’hui Opéra national du Rhin, achevé au début du XIX° siècle, ferme la place.

Source : totem patrimonial sur site


Le musée alsacien

Né du projet d’artistes et d’intellectuels locaux de créer un musée ethnologique alsacien, le Musée alsacien ouvre ses portes au public en 1907 dans un immeuble de la fin du XVI° siècle, restauré par l’architecte Théo Berst. Il propose un parcours à travers d’anciennes demeures strasbourgeoises reliées par des escaliers et coursives en bois. Le musée témoigne de l’Alsace d’hier et d’aujourd’hui à travers ses collections et des reconstitutions, composées d’œuvres et d’objets de la vie quotidienne du XVIII° siècle à nos jours. Le musée a pour vocation d’être un lieu de compréhension du territoire et de ses habitants.

Source : totem patrimonial sur site


La maison Kammerzell

Cette maison de commerce est édifiée en 1647. Elle est occupée par de nombreux marchands. En 1589, elle est adaptée au style Renaissance par le fromager Martin Braun. L’abondant décor sculpté représente des scènes sacrées et profanes : les cinq sens, les vertus théologales et les signes du zodiaque. Elle conserve un intéressant bras de levage. En 1815, elle acquise par un épicier de Wurtzbourg, Philippe-François Kammerzell. En 1879, la Fondation de l’Œuvre de Notre-Dame en devient propriétaire. Après une importante rénovation, elle devient un restaurant dont les murs sont décorés des peintures murales de Léo Schnug.

Source : totem patrimonial sur site


La Maison des Tanneurs

Les activités des tanneries se développent à partie du Moyen Âge dans le quartier de la Petite France, à proximité de l’eau indispensable à la transformation du cuir. Elles ont imposé leurs caractéristiques aux maisons du quartier. Datée de 1572, la Maison des Tanneurs en est un bel exemple avec sa galerie ouverte qui permettait le séchage des peaux sous les toits. Depuis 1949, elle accueille un restaurant qui célèbre la tradition culinaire alsacienne.

Source : totem patrimonial sur site


La maison de l’Œuvre de Notre-Dame

Depuis le Moyen Âge, cette maison abrite le siège de la Fondation de l’Œuvre de Notre-Dame, en charge du chantier de la cathédrale. Elle est constituée de deux parties : la maison gothique avec un pignon à redents (1347) et une aile Renaissance à pignon à volutes (1582). L’édifice accueille également le Musée de l’Œuvre de Notre-Dame, consacré aux arts du Moyen Âge et de la Renaissance. Ses riches collections témoignent du passé prestigieux de la ville, qui fut l’un des plus importants centre artistique de l’Empire germanique.

Source : totem patrimonial sur site


L’hôtel Zorn de Bulach

Cet ancien hôtel particulier est bâti par l’Ammeister (premier magistrat de la ville) Daniel Müeg puis son gendre Ingold au XVI° siècle. Il a ensuite appartenu successivement à d’illustres familles alsaciennes, telles que les Dietrich ou les Zorn de Bulach, qui lui ont donné son nom. La façade conserve des éléments de style Renaissance, comme l’oriel rectangulaire qui prend appui sur un cul-de-lampe mouluré, ou également les coquilles du porche. Les bâtiments qui entourent la cour intérieure datent du gothique tardif et de la Renaissance, avec notamment une tourelle d’angle abritant un escalier à vis et dont la porte d’accès est datée de 1540.

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L’hôtel Joham de Mundolsheim

Datée de 1290, cette vaste demeure est l’une des plus anciennes maisons de Strasbourg. Occupée jusqu’au milieu du XIV° siècle par des familles juives, elle est saisie par le Magistrat au lendemain du Judenbrand (bûcher aux Juifs) du 14 février 1349. En 1392, elle est vendue au drapier Jean Goebelin. Les Böecklin de Boecklinsau s’y installent ensuite. Ils font réaliser vers 1480 les remarquables peintures qui ornent l’intérieur. Conrad Joham de Mundolsheim, riche banquier et homme politique, rénove le bâtiment en 1515. Sa famille conserve ce palais urbain jusqu’au début du XVII° siècle. En 1610, Sébastien Mueg de Boofzheim le rachète. Il le divise en deux ensembles, cloisonne les grandes salles et recouvre les décors.

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samedi 6 novembre 2021


Le Poêle de la corporation du Miroir

La riche corporation des marchands et des négociants installe son poêle dans la maison « Zu dem Spiegel » (au Miroir), citée dès 1367. L’immeuble est reconstruit au XVIII° siècle dans le style Louis XV. Au premier niveau de la façade, des mascarons – têtes sculptées – figurent les quatre saisons tandis que ceux de l’étage illustrent les quatre continents. La façade arrière, rue Gutenberg, porte l’inscription « Tribu des marchands ». A l’étage, le bâtiment comprend une salle de concert appelée salle Mozart (ce dernier y joua en 1778), qui conserve un décor de style rocaille.

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La place Kléber

La place est au Moyen Âge occupée par un couvent de franciscains. Elle devient la place d’Armes à la fin du XVII° siècle. Selon le plan d’embellissement de la ville, établi en 1768 par Jacques-François Blondel, un bâtiment monumental à destination militaire y est construit en 1770 : l’Aubette. La place change plusieurs fois d’appellations avant de prendre son nom actuel, lors de l’inauguration en 1840 de la statue à la gloire du général Jean-Baptiste Kléber. Remodelée à plusieurs reprises au fil des siècles, elle est aujourd’hui entièrement piétonnisée et accueille de nombreuses manifestations culturelles et sportives.

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La place Gutenberg

La place Gutenberg a joué un rôle majeur dans la vie politique et économique de la cité, du Moyen Âge à la Révolution. En effet, elle concentrait les principaux lieux de pouvoir de la ville libre : la Monnaie, la chancellerie et l’hôtel de ville - « Pfalz »-, aujourd’hui disparus. En 1529, la destruction de l’église Saint-Martin permet d’agrandir la place. Le « Neubau », extension de la « Pfalz », est construit entre 1583 et 1585. Il abrite aujourd’hui la chambre de commerce et d’industrie. La place prend son appellation actuelle en 1840, lors de l’inauguration de la statue de Gutenberg par David d’Angers.

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La place du Marché Neuf

Aménagée à l’emplacement de l’ancien jardin médiéval de la Prévôté du Chapitre cathédral, la place prend son appellation en 1738 lors de son achat par la Ville qui réalise ici une opération urbanistique. La municipalité prend en charge l’érection, au milieu de cet espace, de trois baraques en matériau léger, destinées à des marchands. A partir de 1841, sous l’administration du maire Georges-Frédéric Schutzenberger, de grands platanes donnent à la place sa physionomie actuelle. Les baraques disparaissent au profit d’étals de marchands de fruits, légumes et fromage blanc.

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La place du Marché Gayot

La place est aménagée en 1769 à l’initiative du prêteur royal François-Marie Gayot à l’emplacement de l’Hôtel de Brunswick incendié en 1682. Sa création s’inscrit dans le plan d’agrandissement et d’embellissement urbain établi par Jacques-François Blondel (1705-1774) en 1768. Autour de la place, destinée à accueillir un marché aux herbes et à la volaille, s’élèvent des maisons : d’abord un grenier à sel sur le côté de la rue des Ecrivains, puis une vaste auberge du côté de la rue des Sœurs ainsi que des boutiques et des maisons d’habitation à colombage. Certaines de ces maisons ont des portes très basses : une légende raconte qu’elles servaient à loger les nains, fous et bouffons employés par la cour épiscopale.

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La place des Tripiers

La place des Tripiers a été créée en 1957 à la suite des bombardements de l’aviation américaine lors de la Seconde Guerre mondiale, à l’emplacement des rues du Pied de Bœuf et des Tripiers. Elle se trouve au centre d’un quartier médiéval dont la vocation économique et marchande perdure de nos jours. Sur la place, un grand tonneau et sept plants de vigne évoquent le vignoble de Strasbourg, celui de la Couronne d’Or, et les cépages cultivés en Alsace. La statue de bronze rend hommage au chevalier Reimbold Liebenzeller, qui conduisit la troupe strasbourgeoise victorieuse de l’évêque Walter de Geroldseck, souverain de la cité, sur les hauteurs de Hausbergen le 8 mars 1262. La défaite de l’armée épiscopale permit l’instauration de la République libre de Strasbourg.

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Les Petites Boucheries

Cet édifice construit en 1901 a pris le nom de Petites Boucheries en souvenir des constructions qui occupaient précédemment le site. L’architecte, Gustave Oberthur, emprunte des éléments au style gothique et à la Renaissance allemande. Les façades sont animées par des toits en forme de bulbes et des pignons, par des sculptures issues du répertoire médiéval et par deux statues d’Alfred Marzolff. L’une représente Jacques Sturm (1489-1553), Stettmeister - premier magistrat de la ville- et l’autre Daniel Specklin (1536-1589), architecte et ingénieur militaire. Le passage traversant est décoré d’une mosaïque aux armes de Strasbourg.

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Le palais Rohan

Résidence épiscopale, le palais est construit entre 1732 et 1741, pour la cardinal Armand-Gaston de Rohan-Soubise, prince-évêque de Strasbourg. Il est inspiré des grands hôtels particuliers parisiens. Il se distingue par l’élévation classique de ses façades « entre cour et jardin » - ici une terrasse surplombant l’Ill – et par la richesse de ses décors intérieurs de style rocaille. Sous la Révolution, le palais devient hôtel de ville, et à partir de 1805 résidence impériale et royale. Siège de l’Université allemande de 1872 à 1884, il héberge aujourd’hui le Musée archéologique, le Musée des Arts décoratifs et le Musée des Beaux-arts.

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L’hôtel Gayot - de Deux Ponts
- palais du gouverneur militaire -

L’Hôtel Gayot-Deux-Ponts est le dernier des grands hôtels princiers construits à Strasbourg au XVIII° siècle. De style Régence, il est élevé en 1755 pour les deux frères Gayot, dont l’ainé, François-Marie, était prêteur royal, représentant du roi Louis XV. Cet hôtel est acheté, en 1770, par la famille de Deux-Ponts. Le prince Maximilien-Joseph le fait alors magnifiquement décorer et réalise ainsi l’un des plus beaux palais strasbourgeois. Après la Révolution, il devient la résidence du Gouverneur militaire de Strasbourg. Le roi Louis 1° de Bavière y voit le jour le 25 août 1786.

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L’hôtel du préfet

Cet hôtel particulier est construit pour le prêteur royal François-Joseph de Klinglin entre 1731 et 1736. Attribué à l’architecte municipal, Jean-Pierre Pflug, son plan entre cour et jardin et ses élévations traduisent un mélange de conception française, de traditions locale et germanique. Siège de la préfecture, il est incendié durant le siège de 1870 par les troupes allemandes et il est reconstruit à l’identique par Jean-Geoffroy Conrath. Le décor intérieur est de style néo-rococo. L’hôtel de Klinglin devient en 1873 la résidence du Gouverneur du Reichsland d’Alsace-Lorraine. Il est aujourd’hui celle du préfet.

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Hautepierre Engagé en 1964, le projet de Hautepierre voit le jour à l’ouest de la ville, sur d’anciennes terres agricoles. L’opération se dé...